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Pompidou Kids : une plongée numérique et ludique dans l’art

Résumé pour les pressés :
Gallimard Jeunesse et le Centre Pompidou s’associent dans le cadre de Pompidou Kids. Cette application propose une belle promenade dans les oeuvres du musées tout en invitant en permanence au jeu. Elle a le grand atout, même auprès des parents, de donner une image différente du musée. Une très belle réalisation.
Age idéal : 4/9 ans. Support : iPad ou Android. Prix : 4,49€ pour iPad, 3,99€ pour Android. A télécharger ici pour iPad. A télécharger là pour Android.
 
 

Exploration numérique

 

Après le grand Louvre des petits, Gallimard Jeunesse publie, en partenariat avec le centre Pompidou, Pompidou Kids. Il s’agit d’une exploration numérique du musée, d’une plongée ludique dans des oeuvres contemporaines ou modernes, et en soi d’une vraie expérimentation artistique pour des enfants à partir de 4 ans.

L’appli s’ouvre déjà de manière originale, comme si on se trouvait face à une salle de musée infinie : en faisant glisser l’écran horizontalement, on se promène dans la collection de tableaux épinglés face à soi.

 

 

Le plaisir de la découverte

 

Au hasard ou avec soin, on choisit l’une des oeuvres. Tiens Le cheval, l’Ecuyère et le Clown d’Henri Matisse.

La voix de l’appli – la même que dans les autres documentaires Gallimard, comme La Coccinelle – présente d’abord brièvement le tableau. Puis, en touchant l’écran, on entre dans un espace de jeu. Ici, tandis que la voix donne une petite information en plus sur la technique des gouaches découpées de Matisse, on est invité à récréer l’oeuvre en faisant glisser les formes sur la toile.

Jacqueline Valard, bibliothécaire responsable du secteur Jeunesse à la médiathèque du Rize, à Villeurbanne, a testé cette application en détail. Jacqueline organise d’ailleurs dans sa bibliothèque des temps de lecture numérique avec des enfants de 3 à 5 ans baptisés les i-câlins.
Son avis sur le Pompidou des enfants est très positif : c’est une très belle application, un vrai coup de coeur. Le plaisir de la découverte rappelle les livres de la collection L’art en jeu de Sophie Curtil. L’enfant en jouant va se constituer son musée personnel, se former le regard au détail. Un vrai plaisir !

Du côté de l’ergonomie, cette appli est vraiment bien pensée. On s’y balade facilement et on se repère vite grâce à des pictogrammes simples.

 

Des oeuvres et des jeux

 

Selon les oeuvres, les jeux proposés changent et proposent de 1 à 3 niveaux de difficultés. Jacqueline  les détaille et les critique.

Jeu de « l’aménagement de l’antichambre des appartements privés du palais de l’Elysée pour le président Georges Pompidou », de Yaacov Agam

– Dans l’aménagement de l’antichambre des appartements privés du palais de l’Elysée pour le président Georges Pompidou, de Yaacov Agam, le jeu invite à entrer dans la pièce et on se laisse gagner par le vertige visuel des couleurs. C’est très réussi.

– Pour la série d’objets de design, le jeu prend la forme d’un memory, avec des paires constituées soit d’objets à l’identique, soit d’un objet et d’un de ses détails.

Memory avec une série d’oeuvres de Constantin Brancusi

La consigne est claire mais le temps pour regarder bien trop court. De même, quand les paires sont retrouvées, il n’y a pas de temps prévu pour savourer sa réussite et pour regarder avec plaisir les objets retrouvés.

– La série d’oeuvres de Constantin Brancusi, comme La Muse endormie, 1910, s’ouvre également sur un jeu de memory. Si l’on démarre le jeu un peu vite, son bruit couvre la voix présentant les œuvres. Mais le retour sur l’écoute est cependant très simple.

– Pour Lion, cheval, dormeuse invisibles, 1930, de Salvador Dalí ou Slave Auction (Marché aux enchères d’esclaves), de Jean-Michel Basquiat, 1982, il va falloir remettre des morceaux de l’oeuvre à leur place en penchant l’écran.

 

 Taquins et 3 D

jeu de taquin pour « Le Rhinocéros » de Xavier Veilhan

– Pour Les Grands Plongeurs noirs,1944, de Fernand Léger, Made in Japan – La Grande Odalisque,1964, de Martial Raysse,  Le Peintre de la tour Eiffel, 1953, de Marc Riboud, et Modular Painting with Four Panels, 1969, de Roy Lichtenstein, c’est un jeu de taquin.
Il faut déplacer les cases pour reconstituer l’image. Quand on y réussit, une pluie sonore d’étoiles le confirme.

– C’est le même jeu de taquin qui est proposé pour découvrir Le Rhinocéros, 1999-2000, de Xavier Veilhan. Mais il y a une surprise étrange : il n’y a que l’avant du rhinocéros dans le jeu !

Les « Zèbres » de Victor Vasarely se décomposent en 3D

– Les Zèbres de Victor Vasarely 1939-1943 invite l’enfant à un jeu en 3D : il va falloir faire tourner les éléments pour reconstituer l’image. Le premier niveau est accessible, le second plus compliqué mais la réalisation étonnante.

– Pour les trois tableaux d’Henri Matisse Le Cheval, l’Ecuyère et le Clown, 1943-1944, La Nageuse dans l’aquarium, 1946, et Le Lanceur de couteaux, 1946, il va falloir faire glisser les éléments de la palette sur le fond. Ce n’est pas toujours facile à faire techniquement.

 

Déplacements et coloriages

 

– La série Bleu de Joan Miró, invite à replacer les taches de couleurs aux bons endroits en penchant l’écran.

La série « Bleu » de Joan Miró doit être finalisée par l’enfant.

– Le premier tableau de Jean Dubuffet, issu de la série Métro de 1943, ouvre un jeu où il faut remettre les morceaux découpés de l’oeuvre à leur place, alors que nous ne voyons qu’une petite partie du tableau. On fait ainsi glisser l’oeuvre pour la découvrir en entier.

– C’est également le même jeu qui est proposé pour Les Mariés de la tour Eiffel, 1938-1939, de Marc Chagall. Le principe est assez intéressant pour regarder différemment chaque oeuvre.

– Le second tableau présenté de Jean Dubuffet, Jardin d’hiver, 1968-1970, s’accompagne d’un instant de flottement. Car pour accéder au jeu il faut se rendre au musée ! C’est frustrant dans un premier temps, mais suffisamment efficace pour donner envie d’aller le voir. Une belle idée !

Un coloriage à la manière des « Rythmes » de Robert Delaunay

– Pour les Rythmes, 1934, de Robert Delaunay, ou le Landschaft mit Turm (Paysage à la tour), 1908, de Vassily Kandinsky, il s’agit de jeux de coloriage.
On choisit de mettre en couleur comme on le souhaite la trame du tableau. Il est possible de photographier sa création, de la partager par e-mail et pourquoi pas de l’envoyer au Centre Pompidou !

– Avec La Danse du pan-pan au Monico, 1909-1959, de Gino Severini, et le Dresseur d’animaux, 1923, de Francis Picabia, les enfants seront incités à créer leur propre tableau à partir de découpes de l’oeuvre. Ils peuvent ensuite les photographier ou les partager par e-mail.

Jeu d’équilibre à la Calder

– Le Mobile sur deux plans, 1962, d’Alexander Calder invite logiquement à un jeu d’équilibre. Il faut ainsi placer des éléments au bout des tiges,

en gardant l’équilibre indiqué par un fléau en bas de l’écran.

– Enfin, une photo du mur de l’atelier d’André Breton, qui regroupe 202 oeuvres, propose un jeu d’observation. On doit y retrouver une série d’objets.

Vous voyez que la matière de cette appli est assez riche et son contenu suffisamment diversifié pour inciter les petits à entrer dans les oeuvres.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

 

Pompidou Kids

5 réponses
  1. Catherine dit :

    Bonjour,
    N’ayant ni ipod, ni ipad, ni iPhone, je voudrais savoir si une apllication Windows 8 serait téléchargeable quelque part!!
    Merci!!

  2. Jacqueline dit :

    Bonjour,
    Pauline vient de remarquer un écart de date sur le Picabia de 1937, dans le commentaire audio il est annoncé de 1923.
    Est-ce un jeu supplémentaire ? Si oui il manque 6 erreurs!
    Cordialement
    Jacqueline

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